Carnet de route
Pic Palas et "Dent" de Batbielh
Sortie : Rando alpine - Pic Palas du 16/08/2021
Le 17/08/2021 par Jean MACIAS
Premier jour, montée au refuge de Larribet :
Afin de ne pas monter directement au refuge, un petit crochet s’impose ☺. Arrivé au niveau de la Claou, on aperçoit devant nous une proéminence pointue et d’apparence "imprenable" : la Dent de Batbielh. En réalité, il s’agit du point coté 2466 à l’Est-Sud-Est du lac de même nom (lors de recherches sur le WEB, j’avais trouvé cette appellation et je l’ai adoptée ☺). Au niveau de la Toue de Larribet, nous empruntons un vallon à l’Ouest très redressé et encombré de pierriers, direction le Lac de Batbielh. Nous le contournerons par la droite orographique pour monter une rampe herbeuse, bienvenue dans ce monde très minéral. À l’altitude 2330, nous opérons la jonction avec le sentier du Parc National des Pyrénées (également portion de la HRP), que nous suivons jusqu’au Col sans nom (2429). De là, en 10 minutes, nous faisons l’ascension de cette "Dent" (qui ressemblait à une forteresse vue d’en bas) par une crête assez facile. Nous prenons quelques instants pour contempler le massif du Balaïtous, du moins quand les bancs de brumes qui ne cessent de monter de la vallée nous le permettent. Nous rejoignons le Col et le sentier en direction du refuge…
Deuxième jour, ascension du Pic Palas (2974 m) :
Nous allégeons nos sacs à dos au maximum car nous repasserons au refuge à la descente…7h45, nous voilà partis, en direction des Lacs de Batcrabère et ceux de Micoulaou. Au premier Lac de Micoulaou, nous quittons le cheminement du Balaïtous pour obliquer à l’Ouest, puis franchement au Nord. Nous suivons le même sentier du Parc de la veille, car il nous conduit sans fioritures au Port du Lavedan : belle brèche qui marque la frontière avec l’Espagne (Mesdames, Messieurs préparez vos papiers car nous changeons de pays…mais non, bien sûr qu’il n’y a pas de douane à cet endroit ☺). À partir de là, il s’agit de perdre le moins d’altitude possible en partant vers l’Ouest. On reste sur la base de dalles rocheuses pour atteindre, en obliquant au Nord, le point de départ du passage dans le rocher…allez, on met le casque, sangle et mousqueton à portée de main. Ce passage dans le rocher n’est pas compliqué à négocier mais certaines parties verticales sont propices aux départs de petits cailloux. On débouche au pied d’une falaise que nous longeons en direction de la Cheminée Ledormeur, laquelle se dresse devant nous à moins de 100 m à iso altitude. Nous voilà au pied de cette fameuse Cheminée. Elle est assez redressée, mais il ne manque jamais de prises fiables pour se hisser sur les 2/3 de la longueur. Pour le dernier tiers, les prises sont toujours en nombre mais des petits cailloux se détachent facilement. En sortant de la Cheminée, nous suivons le flanc Est de la crête qui va du Col du Palas au Pic Palas. À quelques encablures du sommet, on passe flanc Ouest de la crête et, par un couloir final on débouche au Pic Palas (il est 11h, soit 3h15 depuis le refuge). Lors de ma première ascension, et même aujourd’hui, je me suis fait la réflexion : "ce n’est pas un 3000…mais il le vaut bien". La traditionnelle séance de photos au sommet terminé, je propose un petit aller-retour sur la Crête des Géodésiens jusqu’aux premières difficultés (quand on quitte le fil de la crête). Le retour se fait par le même chemin que l’aller, avec extrême prudence à la descente de la cheminée. Peu après le refuge, nous plongeons dans la brume, d’abord d’une agréable fraîcheur puis devenant franchement humide à l’approche du parking…vite, vite, il faut se dépêcher car un groupe a prévu de prolonger la sortie…

