Carnet de route
Camp d'été à Lescun (Vallée d'Aspe) du 10 juillet au 16 juillet 2022
Sortie : Camp d'été Multi-activités - Lescun, Pyrénées du 10/07/2022
Le 20/07/2022 par Jacques Benos
Nous nous sommes retrouvés une petite dizaine pour ce premier camp d’été dans les Pyrénées Atlantiques.
Le cirque de Lescun, ce haut lieu du pyrénéisme, est d’une beauté époustouflante. Cet immense plateau verdoyant jalonné de fermes et entouré de forêts et de montagnes est un paradis pour les randonneurs. Le camping et gîte d’étape du Lauzart est un bon point de départ pour les nombreuses découvertes proposées.
La seule difficulté est la chaleur inhabituelle en ces lieux perchés, 30 ° à 1200 m d’altitude, du jamais vu de mémoire de montagnard. La canicule sévit dans tout le pays et la Vallée d’Aspe n’y échappe pas. On prévoit donc des départs matinaux et des retours en début d’après-midi.
Nous découvrons le magnifique cirque d’Ansabère, l’écrasante grandeur des aiguilles aux voies d’escalade très difficiles, juste au-dessus des paisibles bergeries d’Ansabe, le lac et la crête frontière.
Combien ces Pyrénées sont belles, vivantes de troupeaux de brebis, de vaches, de chevaux, de cabanes habitées de bergers n’épargnant pas leurs efforts pour fabriquer l’excellent fromage local.
Pour les plus aguerris, l’objectif du lendemain se nomme le Pic d’Anie, le plus haut sommet de la vallée d’Aspe. Depuis le refuge de Labérouat, la piste traverse une belle forêt de hêtres, au pied des Orgues de Camplong.
Au-dessus de la cabane du Cap de la Baitch, le sentier grimpe sec jusqu’au lac d’Anie, vulgaire cuvette humide ressemblant davantage à une tourbière qu’à un lac. On atteint ensuite un paysage karstique d’un blanc étincelant, où il faut chercher son chemin entre les crevasses calcaires d’un glacier de pierre. Une ligne de cairns nous permet d’atteindre le sommet par la droite, avant de s’élever sur le versant sud jusqu’au sommet (2504m). Le paysage minéral du Pic d’Anie est d’une curieuse beauté et la vue est immense de la côte Atlantique aux Pyrénées Centrales.
La randonnée au Pas d’Azun et au Pas de l’Osque n’est pas moins belle. La fenêtre du Pas d’Azun, point faible de l’énorme muraille des Orgues de Camplong, donne sur un beau vallon et permet d’atteindre le Pas de l’Osque (osco, entaille, un mot bien de chez nous) qui ouvre le chemin vers La Pierre Saint Martin. Ces deux passages successifs dans ce surprenant pays de karst ont été aménagés par l’homme afin que passe le bétail montant à l’estive.
La montagne de Lhurs se dresse devant la masse imposante des Trois Rois. Une raide montée sans faiblesse nous amène jusqu’à une curiosité : un lac réfugié au creux de forteresses calcaires. Mais par ces températures caniculaires, point d’ombre et point de fraicheur au bord du lac dont le niveau a baissé d’au moins 4 mètres. Même les chevaux semblent souffrir sur ce plateau sans ombre.
Depuis l’enchanteur plateau de Sanchèse, nous grimpons le sentier taillé dans la roche vers le vallon d’Anaye. Ce sont d’abord les cabanes ici appelées cayolars, puis la pente plus douce et l’herbe abondante attirent de grands troupeaux de brebis et une bonne cinquantaine d’ânes. La belle auge glaciaire se poursuit jusqu’au col d’Anaye et la crête frontière. Au retour, nous ne pouvons pas résister à la sérénité du plateau de Sanchèse pour une sieste bucolique entre le son apaisant de la cascade et les animaux en liberté.
Une dernière randonnée nous permet de découvrir le très beau lac d’Estanés sur le côté espagnol au départ du parking de Sansanet.
Cette semaine au cœur du cirque de Lescun a ravi tous les participants, même si l’effectif était en baisse cette année ; problèmes de santé, problèmes mécaniques et même covid ont eu raison des meilleures volontés. Notons tout de même l’excellente ambiance inaltérable et la présence très appréciée de notre cher président accompagné de sa si craquante Livia.
Bernadette, Marie-Cécile, Hélène, Colette, Monique, Patrick, Jean-Michel, Maxime, Jacques, Jacques, Maël, Romane, Sacha, Chloé et Livia.
Jacques B






